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Actu medias sociaux - septembre 1, 2019

Arafat DJ, « Daishinkan » des réseaux sociaux

Si vous voulez un exemple d’une personne qui s’est faite et dont la vie a été régie par les réseaux sociaux, et même sa mort, Arafat DJ est le prototype parfait.

1- Succès par les réseaux sociaux

« Hommage à Jonathan » a révélé DJ Arafat. C’est un fait. Mais le Ange Didier Houon des années 2000 est différent du Disc Jockey qui a fait la rencontre des réseaux sociaux. « Yorobo », « Buru Sama », « 12 500 Volts », « Influenmento » et enfin « Daishinkan » ont  fleuri grâce à la Toile.

Les 2,4 millions (fans sur sa page Facebook) de ceux qui sont aujourd’hui ses « Chinois »,  sont nés majoritairement grâce au concours du réseau social bleu. Boudé par les médias traditionnels avec qui il n’était pas en bon terme, le « deux fois KORAman » s’est rabattu notamment sur Facebook et YouTube pour faire passer sa musique, son style et surtout, ce qui était devenu sa signature, ses nombreux clashs. S’il devrait uniquement compter sur les télévisions et les radios, le Daishinkan aurait certainement dû « mouiller le maillot » deux fois plutôt qu’une pour imposer sa popularité.

2 – Sa mort sur les réseaux sociaux

Et c’est toujours par le truchement des réseaux sociaux que son accident a été révélé, puis amplifié. L’avalanche de prières qui a déferlé sur les réseaux sociaux pour demander sa guérison a été à la hauteur de sa popularité.

Malheureusement, la mort ayant pris le dessus, c’est également par le même canal que son décès prendra une envergure et une déclinaison hors normes. Aux messages d’hommage, d’incrédulité (oui, des « Chinois » ont cru ferme à un buzz du « Yoro), de louanges et d’éloges ont été mêlés d’autres « buzz » pas toujours ragoutants (un cadavre « transpirant » présenté comme le sien, des pasteurs apôtres de la résurrection, des détectives découvrant des pactes sataniques noués par le défunt, la désarroi d’une mère qui a perdu son fils, entre autres).

Sa mort aura donc été comme sa vie : une série de buzz sur Internet.

3 – Et même à titre posthume

A l’heure de l’ultime adieu, les réseaux sociaux ont encore joué un rôle dans le parcours de DJ Arafat. Malheureusement, ce n’était pas de la meilleure des façons. Il a suffi d’une rumeur véhiculée sur la Toile, arguant que ce n’était pas que le corps de l’artiste qui a été exposé au Stade Félix Houphouët-Boigny puis inhumé à Williamsville, pour que l’irréparable se produise. La profanation de la dernière demeure de DJ Arafat.

En somme, de l’amorce de la vitesse de croisière de son succès à son passage à l’au-delà, le « Daishinkan » a vécu par les réseaux sociaux. Et le 31 août n’est pas prêt d’être le dernier acte. Du reste, ne voilà-t-il pas que ces lignes lui sont consacrées ?

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